Votre logiciel dit une chose. Le terrain en dit une autre.
Un logiciel de gestion enregistre ce qu'on lui a saisi. Pas ce qui existe. Entre les deux, l'écart se creuse sans bruit pendant des années — jusqu'au jour où une décision doit être prise et où plus personne ne sait quel chiffre croire.
Mon travail consiste à mesurer cet écart, et à vous laisser de quoi le corriger.
Les signes se ressemblent d'une entreprise à l'autre.
Aucun n'est grave isolément. Réunis, ils veulent dire que votre système d'information ne décrit plus votre activité.
Deux états sortis du même logiciel donnent deux chiffres différents, et chacun a sa bonne raison.
Une information existe dans le logiciel mais personne ne l'exploite, parce que personne ne sait qu'elle est là.
Une étape essentielle n'est maîtrisée que par une seule personne, sans procédure écrite, depuis des années.
Des équipes compensent à la main, avec des tableurs, ce que le logiciel devrait faire — et tout le monde trouve ça normal.
Un contrôle est déclaré fait tous les jours, mais rien ne permet d'établir sur quoi il a porté.
Vous devez fournir un justificatif à un organisme, et vous n'êtes pas certain de pouvoir le sortir.
On part des données, on finit sur le terrain.
Jamais l'inverse. Envoyer des équipes vérifier des choses avant d'avoir regardé ce que le logiciel raconte, c'est mobiliser du monde pour rien.
J'apprends votre métier
Avant les données, les gens. Je fais raconter leur semaine à ceux qui font le travail : ce qu'ils saisissent, ce qu'ils contournent, ce qu'ils refont à la main. C'est là que se trouvent les vraies ruptures — presque toujours au passage d'une fonction à la suivante, là où chacun suppose que l'autre a fait le geste.
J'extrais et je recoupe
J'obtiens un accès en consultation à votre logiciel, j'en sors les données moi-même, et je les rapproche d'une source indépendante — une plateforme fournisseur, un autre écran du même logiciel, un relevé physique. Un constat obtenu par deux chemins différents est un constat ; obtenu par un seul, c'est une hypothèse.
J'écris ce que je trouve, au fur et à mesure
Une note par sujet, transmise dès qu'elle est prête, avec sa méthode d'obtention pour que vous puissiez la refaire sans moi. Vous ne découvrez rien à la fin : vous suivez la mission pendant qu'elle se déroule.
Je prépare le travail de vos équipes
Une anomalie repérée dans les données ne se corrige pas depuis un bureau. Je fournis les listes à vérifier, ligne par ligne, dans un fichier prêt à remplir : ce qui vient du logiciel n'est pas modifiable, ce qui est attendu est indiqué. Vos équipes complètent, je consolide.
Je formalise ce qui n'était écrit nulle part
Les pratiques observées deviennent des procédures écrites. Celles qui n'existaient que dans la tête d'une seule personne en sortent. C'est souvent ce qui reste le plus longtemps après la fin d'une mission.
Des documents, pas une présentation.
Tout est écrit, daté, et vous appartient. Rien ne dépend de ma présence pour être compris six mois plus tard.
Des notes de constat
Une par sujet. Ce qui a été fait, ce qui est établi, ce qui ne l'est pas, et ce que ça implique. Avec la méthode d'extraction, pour que le constat soit reproductible.
Des fichiers de vérification
Les listes à traiter par vos équipes, prêtes à remplir, avec les colonnes issues du logiciel protégées et les réponses attendues cadrées.
Des points d'étape
À intervalles réguliers : ce qui a avancé, ce qui n'a pas avancé, ce qui attend une décision de votre part. Sans enrobage.
Des procédures écrites
La formalisation des pratiques observées, sur le périmètre convenu. Documents de travail : leur validation et leur diffusion vous appartiennent.
Des courriers préparés
Quand un point relève de votre éditeur ou d'un fournisseur, je vous prépare le texte de la demande. C'est souvent l'action la moins coûteuse et la plus rentable du dossier.
Les décisions à trancher
Ce qui relève de vous, énoncé clairement, avec ce qui se passe si rien n'est décidé. Je ne décide pas à votre place.
Un constat n'est pas une conclusion.
Tant qu'un chiffre issu du logiciel n'a pas été confronté au terrain, il décrit ce qui est enregistré — pas ce qui est. Un équipement peut être muet dans le système et fonctionner parfaitement chez son utilisateur. À l'inverse, le système peut affirmer qu'il est en place alors qu'il est revenu depuis longtemps.
Je distingue toujours ce qui est établi de ce qui reste à vérifier, et je le dis dans chaque document. Aucun chiffre que je vous transmets ne doit fonder seul une décision de gestion avant que les vérifications demandées soient revenues. C'est une contrainte, elle ralentit — et c'est ce qui fait qu'un dossier tient quand on le conteste.
Le cadre
Ce que couvre une mission
- Examen des processus de gestion et de facturation dans votre progiciel
- Analyse des données extraites, écarts et anomalies
- Conformité des pratiques au regard de la réglementation applicable à votre secteur
- Formalisation des procédures sur le périmètre convenu
- Recommandations écrites à destination de la direction
Ce qu'elle ne couvre pas
- La certification des comptes et l'expertise comptable
- Le conseil juridique et fiscal
- Toute intervention modifiant vos données ou vos paramétrages
- Le développement d'un outil de pilotage, qui relève d'un contrat distinct
La mission est consultative. Je n'exerce aucune fonction de direction et n'interviens pas dans vos opérations courantes : les décisions relèvent de vous seul. Tout est encadré par une lettre de mission qui fixe le périmètre, la durée, un honoraire forfaitaire et les engagements de confidentialité et de protection des données.